Mot du président : priorité au défi posé par les ressources humaines

Bienvenue au premier numéro du cyberbulletin du Conseil canadien de la santé. Nous espérons qu'au cours de la prochaine année, vous trouverez qu'il s'agit d'une ressource utile sur la façon dont on transforme les soins de santé au Canada. Nous voulons avant tout présenter des pratiques innovatrices et de nouvelles idées qui relèvent les défis sur le plan des soins de santé au Canada. Nous vous présenterons aussi des mises à jour régulières sur le travail du Conseil.

Le 23 juin, le Conseil convoquera à Toronto une réunion nationale pour discuter de ce que nous considérons comme le problème le plus fondamental auquel font face les soins de santé au Canada : les ressources humaines de la santé.

Un million de nos concitoyens canadiens se sont levés ce matin et sont partis travailler dans le secteur de la santé : médecins, infirmières, infirmières praticiennes, technologues et toutes les autres personnes qualifiées chargées de la tâche vitale qui consiste à nous maintenir en bonne santé et à s'occuper de nous en cas de problème de santé. Nous les avons tenus pour acquis pendant trop longtemps et nous en avons payé le prix sur le plan de l'accès aux soins dans beaucoup de régions du Canada.

On croit qu'il est urgent de s'attaquer au problème, ce qui est compréhensible. Au moment même où les membres de la génération issue de l'explosion démographique atteignent l'âge où ils auront besoin de soins de santé continus plus complexes, la retraite approche pour un pourcentage important des professionnels de la santé d'aujourd'hui. Le Canada doit faire face au problème conjugué que posent une population vieillissante et le vieillissement des effectifs de la santé.

D'un bout à l'autre du Canada, gouvernements, formateurs, organisations professionnelles et autres intervenants cherchent à corriger la situation. Nous pouvons toutefois nous demander à l'échelon national si tous nos efforts isolés nous doteront d'effectifs suffisants pour répondre à nos besoins futurs prévus.

S'il y a un écart entre l'offre de travailleurs et nos besoins futurs, faisons-nous le nécessaire pour le refermer? Formons-nous des gens de façon à répondre aux besoins en pleine évolution de la population? Faisons-nous tout notre possible pour garder les effectifs que nous avons? Que dire du recrutement et de la certification des travailleurs de la santé formés à l'étranger? Comment élargir la population active pour qu'elle reflète nos populations autochtone, inuite, métisse et des Premières nations?

C'est en pensant à ces questions et d'autres encore que le Conseil a réuni un groupe diversifié de participants pour notre sommet sur les ressources humaines de la santé, le 23 juin, qui attirera des formateurs, des organisations professionnelles, des chercheurs, des organismes de réglementation et des travailleurs des premières lignes. Nous sommes persuadés qu'en nous écoutant mutuellement et en apprenant les uns des autres, nous pouvons prendre les mesures nécessaires afin de moderniser nos effectifs de la santé pour l'avenir.

Je vous remercie de votre attention et, au nom du Conseil canadien de la santé, je vous remercie de l'intérêt que vous portez au renouvellement des soins de santé.

Michael Decter